par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Dans un monde qui valorise la performance, l’image et le « bien paraître », le bonheur semble être devenu une injonction silencieuse. Il faut sourire. Il faut être positif. Il faut dire que tout va bien. Même quand notre monde intérieur est en berne.
L’obligation au bonheur semble être une nouvelle norme. Mais à bien y penser, peut-être a-t-elle toujours existé, car elle cache aussi nos piètres compétences à réellement accueillir la souffrance de l’autre, et surtout, la nôtre. On finit par en faire une tare, un tabou, faute de savoir comment accueillir avec amour et autocompassion les failles de notre histoire, et notre humanité commune, à travers nos défis de vie.
Le problème, c’est qu’à force de cacher nos failles derrière cette obligation de « paraître heureux », quelque chose de précieux se perd : la partie authentique et vraie de nous-même.
Et paradoxalement, parce qu’on se coupe de notre vérité intérieure, on finit par s’éloigner du bonheur authentique. Celui qui naît de l’acceptation de toutes nos dimensions – notre lumière autant que nos ombres.
L’obligation d’être heureux : une « cuirasse » qui nous éloigne de nous-mêmes
On parle beaucoup d’estime de soi, de confiance, de positivité. Mais rarement du poids immense de cette injonction sur nos épaules. Au point de devenir une « cuirasse » émotionnelle.
On apprend à taire ce qui dérange, à minimiser ce qui fait mal. On nous répète l’importance de relativiser, de « rester positif », de voir le bon côté des choses. Comme si la souffrance et les remises en question étaient des faiblesses qui n’avaient pas leur place, voire des erreurs de parcours.
Et peu à peu, on porte un masque. Un masque souriant et sans faille qui dit : « Tout va bien. Je gère. » Et la phrase imparable : « j’ai tout pour être heureux. »
Vraiment?
Le coût intérieur de la négation de soi
Car évidemment, à force de nier ce qui nous habite profondément, il y a un prix à payer. Un mal-être intérieur qui s’exprime sous forme d’insécurité, d’illégitimité, voire de culpabilité à ressentir ce que l’on ressent vraiment. Et sous forme de tensions et de maux du corps qui crient notre déconnexion d’avec nous-même.
L’interdiction de souffrir : un tabou profondément ancré
La souffrance est devenue presque honteuse. On ne l’accepte que si elle ne dérange pas trop, si elle mène à une leçon de vie inspirante, ou si elle est vite dépassée. Mais l’espace même de souffrance, l’émotion non transformée, l’espace chaotique où l’on patauge dans nos émotions et nos questionnements… c’est plus difficile à accueillir.
Pour les autres, et surtout pour soi.
Une fracture intérieure qui mine l’estime de soi
Alors on la cache.
On la met de côté.
On se dit qu’on n’a « pas le droit » d’être fragile, triste ou dans la confusion.
Et c’est ainsi que naît une fracture intérieure : entre ce qu’on ressent profondément et ce qu’on montre à voir.
Une fracture qui se répercute dans notre corps, notre cœur et notre sentiment de valeur. Et qui finit par miner notre vitalité et notre capacité à ressentir un bonheur simple, spontané, « sans raison ».
Le paradoxe : vouloir paraître heureux nous éloigne du vrai bonheur
En cherchant à maintenir l’image que « tout va bien », on crée une tension qui nous éloigne non seulement de notre vérité intérieure, mais aussi de la reconnaissance de notre parcours de vie et de notre résilience.
Parce que le bonheur est aussi la résultante d’un chemin – de décisions et de choix qui, souvent, demandent un dépassement de soi.
Le bonheur exige de traverser nos peurs
Le choix de faire confiance et de suivre ses rêves malgré la peur.
Le choix d’aller vers l’autre et d’ouvrir son cœur plutôt que de rester dans ses défensives.
Le choix de se montrer dans sa vulnérabilité, au risque d’être incompris·e.
On dit souvent qu’on ne peut faire preuve de courage qu’en étant capable de ressentir ses peurs. C’est aussi pourquoi ce « chemin vers le bonheur » ne peut se vivre que dans la vérité de ce que l’on ressent à chaque instant.
Le droit au bonheur : accueillir toutes les parties de soi
Quand on ne s’est pas senti accueilli·e dans toutes les parties de soi, des plus souffrantes aux plus joyeuses, on a besoin d’apprendre à se donner le droit d’être soi.
Le droit de ressentir ce qui nous traverse.
Le droit de faire des erreurs.
Le droit de décevoir.
Le droit de ne pas toujours être à son meilleur.
Tout autant que le droit d’être dans la joie et la spontanéité.
Le droit à son extravagance.
Le droit à sa sensibilité.
Le droit à sa différence.
On a appris très tôt à catégoriser, à l’intérieur de soi, ce qui est acceptable ou pas. De ce fait, c’est comme si on n’habitait que dans certaines pièces de sa maison, en laissant les autres fermées à clé ou à l’abandon. Un autre chemin serait-il possible…?
La réconciliation intérieure : une clé vers le bonheur authentique
La plus grande clé ne serait-elle pas d’avoir assez d’amour de soi pour accueillir et réconcilier toutes les parties de soi?
D’aller à la rencontre de ce qui est irrésolu avec une attitude bienveillante, plutôt que de rester dans le jugement et le déni?
Et si c’était cette réconciliation intérieure qui nous rendait vivants, vrais et qui ouvrait la voie au bonheur authentique?
Conclusion : et si le bonheur commençait par l’acceptation de soi?
Je vous invite à vous poser une question :
Qu’est-ce que je n’ose pas montrer de moi… et qui pourtant, aurait besoin d’être accueilli avec amour et bienveillance?
Peut-être que c’est là que commence le vrai bonheur.
Dans cet acte simple de se reconnaître, de se rencontrer, et d’offrir un espace d’accueil à ce qui vit en soi.
Tout en reconnaissant que c’est un processus individuel qui se bâtit pas à pas. Par l’accueil de son histoire et de ses blessures. Par la transformation de ses croyances. Par des remises en question courageuses qui nous demandent souvent de « déconstruire » ce qui était bien sécurisant – mais qui finit par étouffer notre élan de vie.
En surtout, en reconnaissant l’importance de fabriquer notre propre recette du bonheur. Fondée sur nos valeurs, nos besoins et nos aspirations profondes. Pas celles de notre famille. Pas celles de nos voisins. Ni celles de nos amis.
En donnant de la valeur à ce qui fait sens pour soi.
À venir… Créez votre propre « feuille de route du bonheur »
Et si accueillir son ombre et sa vulnérabilité n’était que la première étape?
Dans mon prochain article, je vous partagerai la suite de ce chemin : comment nourrir votre lumière, votre joie profonde et vos élans créatifs (et créateurs!) pour créer votre « feuille de route du bonheur » – dans vos propres termes.
En attendant, une petite piste toute simple : dans mon monde, notre lumière est cette partie de nous qui est pure créativité. Sans attente. Sans performance. La joie qui monte des profondeurs. Collée au moment présent et à ce qui « goûte bon ».
Alors, si vous avez l’impression d’avoir perdu votre boussole intérieure, ou que vous sentez le besoin de rallumer votre joie et votre élan de vie, commencez par suivre le fil de ce qui vous fait du bien. De ce qui vous donne le sourire. Le fil de vos envies.
Souvent, les envies sont la première chose que l’on met de côté en se disant : « plus tard, quand j’aurai le temps ».
Et si vous aviez le temps, maintenant?
De quoi auriez-vous envie?
Vous pourriez-être surpris·e de la simplicité de ce qui monte pour vous…
Au plaisir de vous retrouver très bientôt. Et si vous sentez le besoin de cheminer dans cet accueil de vous-même, je serai ravie de vous accompagner. Vous pouvez réserver votre appel gratuit en cliquant ici.
D’ici là, prenez soin de vous 🙂
Virginie
par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Le jugement est souvent la première réaction naturelle, voire instinctive, face à une situation qui nous crée un malaise ou nous fait vivre des émotions douloureuses.
Dans tout l’arsenal des défensives que l’on utilise pour se protéger d’émotions douloureuses, le jugement arrive en tête de liste! Personne n’y échappe. Et même avec la meilleure volonté et les meilleures intentions, il est un compagnon de voyage qui nous colle à la peau et qui s’immisce dans nos pensées et nos réactions sans même que nous nous en rendions compte.
C’est aussi la raison pour laquelle le jugement est un incroyable allié dans la connaissance de soi. Car si vous vous surprenez en train de juger, et que vous prenez le temps de vous y arrêter, vous pourrez recueillir beaucoup d’informations sur des aspects de vous que peut-être, vous avez du mal à reconnaître ou à accepter, ou sur des besoins non comblés qui pourraient vous apporter beaucoup de paix intérieure si vous preniez le temps de vous en occuper.
Besoin d’une feuille de route? Voici un petit guide pour utiliser vos jugements comme des alliés de connaissance de soi :
1. Qu’est-ce que je juge?
C’est la première question toute simple à vous poser. En gros : qu’est-ce qui vous dérange?
Ne vous censurez pas. C’est un exercice de vous à vous. Alors, plus vous serez honnête avec vous-même (même si ce n’est pas « politiquement correct »), plus vous en tirerez de profit.
Observez ou mettez par écrit tout ce qui vous fait réagir. À cette étape-là, même si vos émotions peuvent être intenses et enflammées, le jugement contre une personne ou une situation donnée indique que c’est votre mental qui est aux commandes.
Par le jugement, on rationalise, on intellectualise et on justifie. Notre regard et toute notre attention sont tournés vers l’extérieur de soi et ce qui nous semble « pas correct » ou inacceptable.
2. Qu’est-ce que je ressens?
Il est maintenant temps d’entrer un peu plus profondément à l’intérieur de vous et de contacter votre ressenti.
Au-delà des jugements de valeur et des critiques, qu’est-ce que vous ressentez vraiment?
Car en bon gardien de ce qui est plus vulnérable en vous, le mental peut vous garder loooongtemps prisonnier de « l’autre » – de ce que « l’autre » dit, pense ou fait. Ici, le but n’est pas d’exonérer l’autre de ses responsabilités. Les raisons d’être choqué, blessé ou offensé peuvent être clairement légitimes.
Le problème est qu’en restant à cette étape, en restant tourné sur l’autre, on a peu de chance d’arriver à s’apaiser ou de trouver l’issue d’un éventuel conflit. Alors ce que je vous propose, c’est de commence à entrer à l’intérieur de vous et de tourner le regard vers vous.
Qu’est-ce que cette situation vous fait vivre?
En cas de gros déclencheur, je vous recommande vivement de vivre cette étape avec une personne de confiance qui vous aidera à accueillir vos émotions sans parti pris et qui vous apportera tout le soutien et l’empathie nécessaire.
Car c’est à ce stade qu’il vous est demandé, dans la prise en charge de votre vécu, d’accueillir votre vulnérabilité profonde et les émotions douloureuses qui peuvent être plus difficiles à accueillir seul.e (voir l’article « Accueillir sa vulnérabilité : un pilier de l’estime de soi »).
Car bien que la « faute » ou la situation servant de déclencheur puissent très légitimement être attribuées à l’extérieur, il est essentiel de garder à l’esprit que si vous jugez et vous sentez blessé et dans un vécu douloureux, en ce moment, ce n’est pas l’autre qui a un problème et qui souffre, c’est vous.
En acceptant de ressentir l’émotion qui se cache derrière la pensée jugeante, vous vous occupez réellement de vous et vous engagez sur la voie de l’apaisement.
3. Est-ce que ce que je juge chez l’autre, est quelque chose que je ne me permets pas ou que je n’accepte pas de moi?
Par effet miroir, il n’est pas rare que ce que l’on juge ou critique chez l’autre reflète une partie de soi que l’on n’accepte pas, que l’on ne reconnaît pas ou qu’on ne se permet pas de vivre soi-même.
Telle personne prend « toujours » toute la place et ne laisse pas les autres parler? Demandez-vous dans quelle mesure vous vous permettez de prendre votre place et d’exprimer librement ce que vous pensez ou ce que vous ressentez.
Telle autre ne fait « jamais » les choses de façon satisfaisante et le travail est toujours à refaire? Questionnez-vous sur vos propres exigences sur vous-même : sont-elles réalistes et vous donnez-vous le droit à l’erreur, ou êtes-vous intraitable envers vous-même et souffrez-vous en secret des exigences drastiques que vous vous imposez?
4. Quel est mon besoin?
Comme on l’a vu, le jugement est l’indicateur d’un mal-être que l’on vit en lien avec un besoin non satisfait.
Dans mon dernier article (« Bien connaître ses besoins pour augmenter sa vitalité »), vous avez eu un aperçu des besoins que l’on peut avoir dans différentes sphères de sa vie. Maintenant, de quel besoin inassouvi votre jugement vous parle-t-il par rapport à une personne, ou dans votre relation à vous-même?
Sachez que plus votre réaction sera intense, plus cela vous renseignera sur un besoin essentiel qui n’est pas comblé et qui, peut-être, trouve sa source complètement ailleurs que dans la situation que vous jugez, mais qui est révélé par cette situation, dans l’ici et maintenant.
Pour conclure : et si l’on passait à la pratique?
Pour voir comment appliquer cela concrètement dans votre vie, je vous propose un petit exercice :
Y a-t-il en ce moment, une situation ou une personne que vous jugez?
Passez maintenant en revue :
- Qu’est-ce que vous jugez?
- Que ressentez-vous vraiment au fond de vous?
- En quoi cela vous parle-t-il de vous, de vos valeurs, de vos limites, ou d’un besoin auquel vous ne répondez pas et qui est en souffrance?
- Quel serait votre besoin dans cette situation ou face à cette personne?
- Comment pourriez-vous vous occuper de ce besoin?
Tourner le regard vers soi et revenir à vous, votre sensibilité et vos besoins, est ce qui vous permettra de trouver la voie de l’apaisement, ou de faire appel à une plus grande créativité pour passer à l’action et changer une situation qui demande à être changée.
Le jugement devient alors un signal d’alarme pour vous occuper de vous et se transforme en moteur de changement, d’action, d’accueil de votre sensibilité et d’acceptation de vous.
Vous vivez un conflit en relation et avez besoin d’aide pour retrouver votre sérénité intérieure? Je me tiens à votre disposition pour vous aider à prendre soin de vous et retrouver le fil de vos besoins.
D’ici là, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce qui a résonné pour vous 🙂
par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Quand on pense à l’estime de soi, on a le plus souvent en tête la capacité à reconnaître sa valeur par les qualités que l’on porte, la capacité à agir et à prendre position pour soi, à s’affirmer, à respecter ses limites et à les faire respecter.
Pourtant, tout cela n’a que peu de sens sans un autre aspect essentiel. Qui est la capacité à aussi reconnaître et accueillir nos fragilités, accueillir sa vulnérabilité et les aspects les plus « tendres » de nous-mêmes.
Accueillir sa vulnérabilité pour exprimer son élan de vie
Pour beaucoup, nous pouvons avoir tendance à foncer tête baissée dans la vie sans prendre en compte nos limites.
À ne pas vouloir nous arrêter à nos insécurités, à nos zones sensibles, ou aux espaces non explorés de nous-mêmes. On croit que si l’on commence à se mettre à l’écoute de ce qui est plus fragile et vulnérable, on perdra notre force. On deviendra faible et impuissant face aux épreuves de la vie. On perdra notre motivation et notre élan à réaliser nos rêves et à agir pour soi.
Pourtant, exprimons-nous vraiment toute notre puissance et notre élan de vie si, pour agir et se sentir en maîtrise de sa vie, l’on doit occulter les aspects de soi les plus sensibles et vulnérables?
Le grand pouvoir d’accueillir sa vulnérabilité et d’être à son écoute
La vulnérabilité est devenue quasiment un gros mot. Synonyme de faiblesse et d’impuissance. Pourtant, paradoxalement, on se fragilise encore plus à mettre des « cuirasses » et des armures qui nous font traverser la vie en force, dans la suradaptation et le déni de nos besoins profonds.
Car l’une des grandes forces d’accueillir sa vulnérabilité est que nous devenons conscients des besoins essentiels à notre bien-être. Des besoins qui, s’ils ne sont pas reconnus et acceptés, ne font qu’entretenir la fracture entre notre être profond, collé à nos viscères et à notre réel élan de vie, et la partie de nous fonctionnelle, sociale et adaptative au monde qui nous entoure.
Accueillir sa vulnérabilité ou la renier : un choix qui a des conséquences
Quelles sont les conséquences de renier sa vulnérabilité? La première conséquence est que cela nous empêche de répondre à nos besoins affectifs et spirituels les plus fondamentaux.
Entre autres, ce que l’on a le plus besoin de recevoir des êtres les plus proches de soi : se sentir vu et entendu pour qui l’on est au plus profond de nous-mêmes. Dans ce qui habite notre âme, notre cœur et notre essence même. Soit nos joies, nos peurs, nos incertitudes, nos fragilités, notre vulnérabilité, notre spontanéité.
Pas ce que l’on cherche à montrer de soi. Mais ce que l’on est au plus profond de soi.
Tous les êtres vivants de cette planète ont la même quête et le même besoin, qui est le besoin d’amour! Et rien ne comble plus ce besoin d’amour que de se sentir accueilli et accepté dans les aspects de soi qui sont les plus jugés et marginalisés.
Marginalisés par la famille d’abord, souvent bien involontairement, et ensuite, marginalisés et jugés par soi-même avant toute autre personne. Et c’est ainsi que le cycle infernal du rejet/ peur du rejet / auto-rejet (ou autre blessure ou peur prépondérante) se perpétue sans fin. Dans une demande infinie que les autres nous offrent cette acceptation de soi et cette légitimité intérieure que, au final, nous sommes peu nombreux à nous donner vraiment.
Comment récupérer la puissance qui se cache derrière notre vulnérabilité?
Par le regard que l’on porte sur soi et la capacité à traiter avec douceur et amour nos dimensions intérieures blessées, fragilisées ou insécures. Soit notre capacité à faire preuve d’autocompassion.
Pas dans la complaisance ni la pitié. Mais dans l’acceptation bienveillante de soi. En reconnaissant les obstacles intérieurs et extérieurs au bien-être et à l’épanouissement que l’on recherche tant. En entrant à l’écoute des peurs qui nous paralysent. Et en rencontrant les blessures qui continuent à peser sur notre cœur ou qui stimulent nos cordes sensibles.
Avez-vous déjà fait l’expérience de l’espace qui s’ouvre en soi quand on se sent accueilli dans des émotions ou des aspects de soi que l’on juge « inacceptables »? On dépense souvent une énergie faramineuse à essayer de cacher aux autres ce que l’on n’accepte pas de soi. Ce que l’on renie de soi. À l’inverse, accueillir sa vulnérabilité libère une grande énergie créatrice et nous insuffle une grande liberté d’être. Tout ça par le simple fait d’être accepté, et de s’accepter, tel que l’on est.
Apprendre à développer un regard doux et non-jugeant sur soi est donc une clé fondamentale pour accueillir sa vulnérabilité. Car cela nous permet de récupérer une grande énergie de création de soi. Et de nourrir enfin – de soi à soi – le sentiment d’être vu et entendu.
La deuxième clé est d’utiliser cette attitude d’accueil et de compassion envers soi pour essayer de comprendre, discerner et identifier nos croyances ou le discours intérieur que l’on se tient face à notre vulnérabilité ou les parties de soi que l’on juge moins acceptables. Que juge-t-on? De quoi a-t-on peur? De quoi essayons-nous bec et ongles de nous protéger?
Souvent, les blessures de fond créent des croyances et un discours intérieur qui finissent par entretenir nos blessures (et les peurs qui vont avec!). Et cela nous amène au final à reproduire ce que l’on désire le plus ardemment transformer.
Pour conclure : accueillir sa vulnérabilité par l’autocompassion
Qu’en est-il de la relation à votre propre vulnérabilité? Qu’est-ce qui a le plus résonné plus pour vous?
Dans la relation que vous entretenez avec vous-même, et en particulier, vos limites et les aspects de vous plus « vulnérables », je souhaite vous proposer un nouveau chemin : celui d’apprendre à choisir la douceur et un discours intérieur soutenant et compréhensif.
Plutôt que d’avancer dans la force et le déni de vos peurs et de votre vulnérabilité, et si vous alliez à leur rencontre en choisissant la douceur et l’amour de soi?
C’est un chemin qui n’est pas le plus fréquenté, je l’admets. Et un repositionnement qui demande de la pratique et un changement de perception de soi. Pourtant, transformer votre regard intérieur vous permettra de faire de votre vulnérabilité une alliée. Et d’utiliser le pouvoir de la douceur au service de votre réalisation.
Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas, je serai ravie de vous accompagner sur ce chemin. D’ici là, un petit exercice si vous le désirez. La prochaine fois que vous vous observerez en train de vous juger ou de poser un regard sévère ou exigeant sur vous, demandez-vous comment vous pourriez vous prendre par la main, et choisir d’accepter une situation ou de passer à l’action dans la bienveillance et la douceur pour vous.
Accueillir sa vulnérabilité n’est souvent pas plus compliqué que ça. Il suffit souvent d’un petit geste ou d’une parole encourageante pour retrouver le chemin de l’amour de soi. Et avancer dans la vie avec une plus grande légèreté.
Pour explorer plus en profondeur la relation avec vous-même, réservez votre appel gratuit en cliquant ici.
Crédit photo : stellalevi
par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Vous êtes-vous déjà dit que vous deviez apprendre à gérer vos émotions?
Cette façon de formuler les choses m’a toujours créé un malaise. Car bien souvent, cette volonté de vouloir gérer son monde intérieur cache en fait une totale ignorance de ce que l’on ressent vraiment.
Et représente la stratégie ultime du mental pour refouler et mettre sous le tapis ce qui nous dérange et que l’on ne veut pas prendre le temps d’écouter.
Pourquoi les émotions font-elles peur?
Je saisis. Les émotions peuvent faire peur.
Leur intensité peut faire peur. L’ignorance quant à savoir comment les accueillir peut faire peur… La réaction des autres (qui, souvent, ne savent pas plus « gérer » leurs émotions que vous…) peut aussi faire peur.
Si bien que tout le monde finit par verrouiller à double tour la tour émotionnelle de son château jusqu’à ce que plus personne n’ose y mettre les pieds. En imaginant qu’un Dragon va en sortir et nous cracher ses flammes au visage si l’on ose s’y aventurer…
C’est comme cela que l’on finit par s’exiler de plus en plus de chez soi. Et par avoir peur de ce qui habite notre propre maison…. Le comble!
Les émotions sont un sujet tabou.
Cela ne fait pas si longtemps que l’on commence à parler d’« intelligence émotionnelle ». À s’intéresser aux émotions et à leur donner une place légitime.
De manière générale, les émotions ont mauvaise presse. Pour beaucoup, elles évoquent un puits sans fond dans le lequel on risque de ne jamais arriver à sortir si jamais on y tombe. Quand ce ne sont pas des réactions hystériques, défensives, voire violentes.
Certaines personnes ont été tellement culpabilisées, blâmées ou humiliées quand elles se sont aventurées à exprimer leurs émotions, qu’elles ont fini par se couper de leur monde émotionnel. Et par enfiler une armure bien solide.
La solution parfaite pour ne plus avoir à retoucher le rejet ou l’humiliation cuisante qui leur a valu cette mise à nu.
Si vous sentez qu’il est temps pour vous de reprendre les rênes de votre vie émotionnelle, je vous encourage vivement à entamer cette démarche avec un.e thérapeute de confiance. Ce professionnel saura accueillir avec bienveillance les parties les plus vulnérables de votre vécu. Et tracera la voie pour vous aider à transformer pas à pas la relation avec vos émotions.
Ceci dit, voici quelques étapes essentielles pour apprivoiser votre vie intérieure et démystifier le monde de vos émotions :
1. Être capable d’identifier l’émotion que l’on ressent
À moins d’être déjà aguerri à l’art d’identifier ses émotions, il n’est pas toujours évident d’être connecté à ce que l’on ressent. Surtout lorsque ce que l’on ressent est douloureux ou désagréable à ressentir.
Par réflexe, on a tendance à s’éloigner du ressenti douloureux, ou à trouver une distraction pour le fuir. Surtout lorsque l’émotion ne fait pas partie de la liste des émotions jugées « acceptables ». Tout ce que l’on sait, c’est que « l’on ne se sent pas bien ».
Une porte d’entrée peut être d’observer où vous sentez cette émotion dans votre corps. Observez la sensation dans votre corps, observez son mouvement, l’endroit où vous la ressentez…
Êtes-vous capable de rester dans une simple position d’observateur, sans juger, en laissant cette émotion « être »? Êtes-vous capable de lui faire une place légitime et de lui donner le droit d’être là?
Ce qui nous amène à la deuxième étape.
2. Se donner le droit de ressentir ses émotions
C’est là où ensuite tout se joue : êtes-vous capable d’accueillir votre ou vos émotions comme étant fondées?
Pouvez-vous vous donner le droit de les ressentir, en reconnaissant que vous avez une bonne raison de vous sentir comme vous vous sentez? Êtes-vous capable de vous légitimer dans ce que vous ressentez?
Cet accueil et cette légitimité sont importants, car si vous manquez cette étape, la « gestion » des émotions ne sera que du refoulement, ou de la projection sur l’autre de ce que vous ne vous permettez pas de ressentir vous-même.
3. Rencontrer et accueillir l’émotion
Cette étape signifie d’aller à sa rencontre et de lui donner le droit de s’exprimer en créant un espace où vous vous sentirez en sécurité. Cela pourra se faire seul.e ou en présence d’une personne de confiance. Cette dernière doit être capable de vous aider à accueillir cette émotion sans jugement, pour lui faire de la place et lui permettre de s’exprimer.
Depuis tout petits, et pour beaucoup d’entre nous, tellement de honte et de jugements sont associés au fait de vivre des émotions (surtout celles qui dérangent…) que c’est l’étape qu’il est souvent nécessaire, et souhaitable, de réapprendre à vivre au sein d’une relation thérapeutique bienveillante et empathique.
Il n’y a rien de plus libérateur que de se sentir vu, accueilli et compris en relation. En effet, une relation sécurisante offre le cadre parfait pour apprendre à se donner le droit d’être et briser le moule de la honte et de l’isolement. Des états qui, malheureusement, accompagnent souvent le vécu des émotions plus vulnérables et douloureuses.
4. Comprendre son message
Il est très important de comprendre qu’une émotion a toujours une raison d’être.
Je répète : une émotion a toujours une raison d’être.
Une émotion est à chaque instant le messager d’un besoin essentiel qui est satisfait, ou pas. Plus vous êtes en réaction et vivez une émotion douloureuse et difficile à vivre, plus vous savez que vous êtes en présence d’un besoin essentiel pour vous qui n’est pas comblé. Ou dans une situation qui fait écho à une situation douloureuse ancienne où vos besoins n’ont pas été satisfaits.
Sauf qu’aujourd’hui, vous avez le pouvoir de transformer cette situation. En comprenant quelle est votre responsabilité face au besoin qui n’est pas comblé, puis en posant des actions pour répondre à ce qui est en souffrance à l’intérieur de vous.
Apprendre à gérer ses émotions : ce qu’il faut retenir
Pour développer une réelle connaissance de soi, il est primordial d’apprendre à développer une relation bienveillante avec ses émotions. Soit en apprenant à les identifier, à les légitimer, à les accueillir et à comprendre leur message.
L’étape suivante sera d’identifier le besoin, comblé ou non comblé, qui est à la base de vos émotions.
Pour conclure, je vous poserai la question : quelle relation avez-vous avec vos émotions? Avez-vous de l’aisance pour les vivre avec fluidité, mais également discernement, quand vous êtes en relation? Avez-vous tendance à les (vous) juger? Êtes-vous capable de comprendre ce qu’elles vous racontent?
Vous pouvez vous entraîner à pratiquer une qualité d’observation des différentes émotions et des différents mouvements qui vous traversent tout au long d’une journée. Malgré tous les inconforts ou préjugés que les émotions peuvent susciter, n’oubliez pas : les émotions sont l’expression de la vie en vous!
Permettez-vous de les accueillir… et honorez la vie en vous, dans tous ses mouvements!
Si vous souhaitez aller plus loin et vous faire accompagner pour mieux apprivoiser le monde de vos émotions, je vous invite à réserver votre appel Découverte. Je vous attendrai de l’autre côté 🙂