Accueillir sa vulnérabilité : un pilier de l’estime de soi

Accueillir sa vulnérabilité : un pilier de l’estime de soi

Quand on pense à l’estime de soi, on a le plus souvent en tête la capacité à reconnaître sa valeur par les qualités que l’on porte, la capacité à agir et à prendre position pour soi, à s’affirmer, à respecter ses limites et à les faire respecter.

Pourtant, tout cela n’a que peu de sens sans un autre aspect essentiel, qui est la capacité aussi à reconnaître et à s’accueillir dans nos fragilités, notre vulnérabilité et les aspects les plus « tendres » de nous-mêmes.

Nous sommes nombreux à foncer tête baissée dans la vie sans prendre en compte nos limites

À ne pas vouloir nous arrêter à nos insécurités, à nos zones sensibles, ou aux espaces non explorés de nous-mêmes. On croit que si l’on commence à se mettre à l’écoute de ce qui est plus fragile et vulnérable, on en perdra notre force. On deviendra faible et impuissant face aux épreuves de la vie et l’on perdra notre motivation et notre élan à réaliser nos rêves et à agir pour soi.

Pourtant, exprimons-nous vraiment toute notre puissance et notre élan de vie si, pour agir et se sentir en maîtrise de sa vie, l’on doit occulter les aspects de soi les plus sensibles et vulnérables?

Le grand pouvoir d’être à l’écoute de votre vulnérabilité

La vulnérabilité est devenue quasiment un gros mot. Synonyme de faiblesse et d’impuissance. Pourtant, paradoxalement, on se fragilise encore plus à mettre des « cuirasses » et des armures qui nous font traverser la vie en force, dans la suradaptation et le déni de nos besoins profonds.

Car oui, l’une des grandes forces de cette vulnérabilité intérieure est de nous mettre en contact avec les besoins essentiels de notre être qui, s’ils ne sont pas écoutés et accueillis avec amour et compassion pour soi, ne font qu’entretenir la fracture entre notre être profond, collé à nos viscères et à notre réel élan de vie, et la partie de nous fonctionnelle, sociale et adaptative au monde qui nous entoure.

Quelles sont les conséquences de renier sa vulnérabilité? 

La première conséquence est que cela nous empêche de répondre à nos besoins affectifs et spirituels les plus fondamentaux.

Entre autres, ce que l’on a le plus besoin de recevoir des êtres les plus proches de soi : se sentir vu et entendu pour qui l’on est au plus profond de nous-mêmes. Dans ce qui habite notre âme, notre cœur et notre essence même, soit nos joies, nos peurs, nos incertitudes, nos fragilités, notre vulnérabilité, notre spontanéité.

Pas ce que l’on cherche à montrer de soi. Mais ce que l’on est au plus profond de soi.

Dans toute notre quête d’amour – qui est partagée par tous les êtres vivants de cette planète – rien ne comble plus ce besoin de complétude que de se savoir aimé et accepté dans nos failles et les aspects de soi qui sont les plus jugés et marginalisés.

Marginalisés par la famille d’abord, souvent bien involontairement, et ensuite, marginalisés et jugés par soi avant toute autre personne. Et c’est ainsi que le cycle infernal du rejet/ peur du rejet / auto-rejet (ou autre blessure ou peur prépondérante) se perpétue sans fin, dans une demande infinie que les autres nous offrent cette acceptation de soi et cette légitimité intérieure que, au final, nous sommes peu nombreux à nous donner vraiment.

Comment récupérer la puissance qui se cache derrière notre vulnérabilité?

Par le regard que l’on porte sur soi et la capacité à traiter avec douceur et amour nos dimensions intérieures blessées, fragilisées ou insécures. Soit notre capacité à faire preuve d’autocompassion.

Pas dans la complaisance ni la pitié. Mais dans l’acceptation bienveillante de soi et la reconnaissance des obstacles intérieurs et extérieurs au bien-être et à l’épanouissement que l’on recherche tant, des peurs qui nous paralysent, des blessures qui continuent à peser sur notre cœur ou des événements qui viennent stimuler des cordes sensibles. 

Avez-vous déjà fait l’expérience du relâchement intérieur qui se crée et de l’espace qui s’ouvre en soi lorsque l’on se sent accueilli dans des émotions ou des aspects de soi que l’on juge « inacceptables » ou que l’on s’efforce de cacher aux autres? L’énergie faramineuse que l’on dépense dans les stratégies d’évitement et de refoulement nous est finalement retournée en énergie créatrice et en liberté d’être par le simple fait de se sentir accepté, et de s’accepter, tel que l’on est. 

Apprendre à développer un regard doux et non-jugeant sur soi est donc une clé fondamentale pour récupérer une grande énergie de création de soi et nourrir enfin – pour soi – le sentiment d’être vu et entendu.

La deuxième clé est d’utiliser cette attitude d’accueil et de compassion envers soi pour essayer de comprendre, discerner et identifier nos croyances ou le discours intérieur que l’on se tient face à notre vulnérabilité ou les parties de soi que l’on juge moins acceptables. Que juge-t-on? De quoi a-t-on peur? De quoi essayons-nous bec et ongles de nous protéger? 

Souvent, les blessures de fond créent des croyances et un discours intérieur qui finissent par entretenir et verrouiller la blessure même (et les peurs qui vont avec!) et nous amènent à reproduire ce que l’on désire le plus ardemment transformer.

Pour conclure : accueillir sa vulnérabilité par l’autocompassion

Qu’en est-il de la relation à votre propre vulnérabilité? Qu’est-ce qui a le plus résonné plus pour vous?

Dans la relation que vous entretenez avec vous-même, et en particulier, vos limites et les aspects de vous plus « vulnérables », je souhaite vous proposer un nouveau chemin pour avancer dans votre vie : celui d’apprendre à choisir la douceur et un discours intérieur soutenant et compréhensif

Plutôt que d’avancer dans la force et le déni de vos peurs et de votre vulnérabilité, et si vous essayiez « d’être de votre côté » et d’expérimenter la puissance de la douceur et de l’amour de soi

C’est un chemin qui n’est pas le plus fréquenté, je l’admets… et un repositionnement qui demande de la pratique et un changement de perception de soi. Si vous désirez apprendre à transformer votre regard intérieur pour vivre plus de douceur dans votre vie et faire de votre vulnérabilité une alliée au service de votre réalisation, prenez contact avec moi. Je serai ravie de vous accompagner sur ce chemin. 

D’ici là, un petit exercice si vous le désirez : la prochaine fois que vous observerez en train de vous juger ou de poser un regard sévère ou exigeant sur vous, demandez-vous comment vous pourriez vous prendre par la main et choisir d’accepter une situation ou de passer à l’action dans la bienveillance et la douceur pour vous. Parfois, il suffit d’un petit geste ou d’une parole encourageante pour retrouver le chemin de l’amour de soi… et avancer dans la vie avec une plus grande légèreté.

Pour explorer plus en profondeur la relation avec vous-même, vous pouvez en tout temps réserver votre appel gratuit en cliquant ici.

Crédit photo : stellalevi

Apprendre à gérer ses émotions : 4 étapes essentielles

Apprendre à gérer ses émotions : 4 étapes essentielles

Vous êtes-vous déjà dit que vous deviez apprendre à gérer vos émotions?

Cette façon de formuler les choses m’a toujours créé un malaise. Car bien souvent, cette volonté de vouloir gérer son monde intérieur cache en fait une totale ignorance de ce que l’on ressent vraiment.

Et représente la stratégie ultime du mental pour refouler et mettre sous le tapis ce qui nous dérange et que l’on ne veut pas prendre le temps d’écouter.

Pourquoi les émotions font-elles peur?

Je saisis. Les émotions peuvent faire peur.

Leur intensité peut faire peur. L’ignorance quant à savoir comment les accueillir peut faire peur… La réaction des autres (qui, souvent, ne savent pas plus « gérer » leurs émotions que vous…) peut aussi faire peur.

Si bien que tout le monde finit par verrouiller à double tour la tour émotionnelle de son château jusqu’à ce que plus personne n’ose y mettre les pieds. En imaginant qu’un Dragon va en sortir et nous cracher ses flammes au visage si on ose s’y aventurer…

C’est comme cela que l’on finit par s’exiler de plus en plus de chez soi. Et par avoir peur de ce qui habite notre propre maison…. Le comble!

Les émotions sont un sujet tabou.

Cela ne fait pas si longtemps que l’on commence à parler d’« intelligence émotionnelle ». À s’intéresser aux émotions et à leur donner une place légitime.

De manière générale, les émotions ont mauvaise presse. Pour beaucoup, elles évoquent un puits sans fond dans le lequel on risque de ne jamais arriver à sortir si jamais on y tombe. Quand ce ne sont pas des réactions hystériques, défensives, voire violentes.

Certaines personnes ont été tellement culpabilisées, blâmées ou humiliées quand elles se sont aventurées à exprimer leurs émotions, qu’elles ont fini par se couper de leur monde émotionnel. Et par enfiler une armure bien solide.

La solution parfaite pour ne plus avoir à retoucher le rejet ou l’humiliation cuisante qui leur a valu cette mise à nu.

Si vous sentez qu’il est temps pour vous de reprendre les rênes de votre vie émotionnelle, je vous encourage vivement à entamer cette démarche avec un ou une thérapeute de confiance. Ce professionnel saura accueillir avec bienveillance les parties les plus vulnérables de votre vécu. Et tracera la voie pour vous aider à transformer pas à pas la relation avec vos émotions.

Ceci dit, voici quelques étapes essentielles pour apprivoiser votre vie intérieure et démystifier le monde de vos émotions :

1. Être capable d’identifier l’émotion que l’on ressent

À moins d’être déjà aguerri à l’art d’identifier ses émotions, il n’est pas toujours évident d’être connecté à ce que l’on ressent. Surtout lorsque ce que l’on ressent est douloureux ou désagréable à ressentir.

Par réflexe, on a tendance à s’éloigner du ressenti douloureux, ou à trouver une distraction pour le fuir. Surtout lorsque l’émotion ne fait pas partie de la liste des émotions jugées « acceptables ». Tout ce que l’on sait, c’est que « l’on ne se sent pas bien ».

Une porte d’entrée peut être d’observer où vous sentez cette émotion dans votre corps. Observez la sensation dans votre corps, observez son mouvement, l’endroit où vous la ressentez…

Êtes-vous capable de rester dans une simple position d’observateur, sans juger, en laissant cette émotion « être »? Êtes-vous capable de lui faire une place légitime et de lui donner le droit d’être là?

Ce qui nous amène à la deuxième étape.

2. Se donner le droit de ressentir ses émotions

C’est là où ensuite tout se joue : êtes-vous capable d’accueillir votre ou vos émotions comme étant fondées?

Pouvez-vous vous donner le droit de les ressentir, en reconnaissant que vous avez une bonne raison de vous sentir comme vous vous sentez? Êtes-vous capable de vous légitimer dans ce que vous ressentez?

Cet accueil et cette légitimité sont importants, car si vous manquez cette étape, la « gestion » des émotions ne sera que du refoulement, ou de la projection sur l’autre de ce que vous ne vous permettez pas de ressentir vous-même.

3. Rencontrer et accueillir l’émotion

Cette étape signifie d’aller à sa rencontre et de lui donner le droit de s’exprimer en créant un espace où vous vous sentirez en sécurité. Cela pourra se faire seul.e ou en présence d’une personne de confiance. Cette dernière doit être capable de vous aider à accueillir cette émotion sans jugement, pour lui faire de la place et lui permettre de s’exprimer.

Depuis tout petits, et pour beaucoup d’entre nous, tellement de honte et de jugements sont associés au fait de vivre des émotions (surtout celles qui dérangent…) que c’est l’étape qu’il est souvent nécessaire, et souhaitable, de réapprendre à vivre au sein d’une relation thérapeutique bienveillante et empathique.

Il n’y a rien de plus libérateur que de se sentir vu, accueilli et compris en relation. En effet, une relation sécurisante offre le cadre parfait pour apprendre à se donner le droit d’être et briser le moule de la honte et de l’isolement. Des états qui, malheureusement, accompagnent souvent le vécu des émotions plus vulnérables et douloureuses.

4. Comprendre son message

Il est très important de comprendre qu’une émotion a toujours une raison d’être.

Je répète : une émotion a toujours une raison d’être.

Une émotion est à chaque instant le messager d’un besoin essentiel qui est satisfait, ou pas. Plus vous êtes en réaction et vivez une émotion douloureuse et difficile à vivre, plus vous savez que vous êtes en présence d’un besoin essentiel pour vous qui n’est pas comblé. Ou dans une situation qui fait écho à une situation douloureuse ancienne où vos besoins n’ont pas été satisfaits.

Sauf qu’aujourd’hui, vous avez le pouvoir de transformer cette situation. En comprenant en quoi vous ne prenez pas la responsabilité du besoin qui n’est pas comblé, et en posant des actions pour répondre à ce qui est en souffrance à l’intérieur de vous.

Apprendre à gérer ses émotions : ce qu’il faut retenir

Pour développer une réelle connaissance de soi, il est primordial d’apprendre à développer une relation de bienveillance avec ses émotions. Soit en apprenant à les identifier, à les légitimer, à les accueillir et à comprendre leur message.

L’étape suivante sera d’identifier le besoin, comblé ou non comblé, qui est à la base de vos émotions.

Pour conclure, je vous poserai la question : quelle relation avez-vous avec vos émotions? Avez-vous de l’aisance pour les vivre avec fluidité, mais également discernement, quand vous êtes en relation? Avez-vous tendance à les (vous) juger? Êtes-vous capable de comprendre ce qu’elles vous racontent?

Vous pouvez vous entraîner à pratiquer une qualité d’observation des différentes émotions et des différents mouvements qui vous traversent tout au long d’une journée. Malgré tous les inconforts ou préjugés que les émotions peuvent susciter, n’oubliez pas : les émotions sont l’expression de la vie en vous!

Permettez-vous de les accueillir… et honorez la vie en vous, dans tous ses mouvements!

Si vous souhaitez aller plus loin et vous faire accompagner pour mieux apprivoiser le monde de vos émotions, je vous invite à réserver un appel avec moi.