par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Dans un monde qui valorise la performance, l’image et le « bien paraître », le bonheur semble être devenu une injonction silencieuse. Il faut sourire. Il faut être positif. Il faut dire que tout va bien. Même quand notre monde intérieur est en berne.
L’obligation au bonheur semble être une nouvelle norme. Mais à bien y penser, peut-être a-t-elle toujours existé, car elle cache aussi nos piètres compétences à réellement accueillir la souffrance de l’autre, et surtout, la nôtre. On finit par en faire une tare, un tabou, faute de savoir comment accueillir avec amour et autocompassion les failles de notre histoire, et notre humanité commune, à travers nos défis de vie.
Le problème, c’est qu’à force de cacher nos failles derrière cette obligation de « paraître heureux », quelque chose de précieux se perd : la partie authentique et vraie de nous-même.
Et paradoxalement, parce qu’on se coupe de notre vérité intérieure, on finit par s’éloigner du bonheur authentique. Celui qui naît de l’acceptation de toutes nos dimensions – notre lumière autant que nos ombres.
L’obligation d’être heureux : une « cuirasse » qui nous éloigne de nous-mêmes
On parle beaucoup d’estime de soi, de confiance, de positivité. Mais rarement du poids immense de cette injonction sur nos épaules. Au point de devenir une « cuirasse » émotionnelle.
On apprend à taire ce qui dérange, à minimiser ce qui fait mal. On nous répète l’importance de relativiser, de « rester positif », de voir le bon côté des choses. Comme si la souffrance et les remises en question étaient des faiblesses qui n’avaient pas leur place, voire des erreurs de parcours.
Et peu à peu, on porte un masque. Un masque souriant et sans faille qui dit : « Tout va bien. Je gère. » Et la phrase imparable : « j’ai tout pour être heureux. »
Vraiment?
Le coût intérieur de la négation de soi
Car évidemment, à force de nier ce qui nous habite profondément, il y a un prix à payer. Un mal-être intérieur qui s’exprime sous forme d’insécurité, d’illégitimité, voire de culpabilité à ressentir ce que l’on ressent vraiment. Et sous forme de tensions et de maux du corps qui crient notre déconnexion d’avec nous-même.
L’interdiction de souffrir : un tabou profondément ancré
La souffrance est devenue presque honteuse. On ne l’accepte que si elle ne dérange pas trop, si elle mène à une leçon de vie inspirante, ou si elle est vite dépassée. Mais l’espace même de souffrance, l’émotion non transformée, l’espace chaotique où l’on patauge dans nos émotions et nos questionnements… c’est plus difficile à accueillir.
Pour les autres, et surtout pour soi.
Une fracture intérieure qui mine l’estime de soi
Alors on la cache.
On la met de côté.
On se dit qu’on n’a « pas le droit » d’être fragile, triste ou dans la confusion.
Et c’est ainsi que naît une fracture intérieure : entre ce qu’on ressent profondément et ce qu’on montre à voir.
Une fracture qui se répercute dans notre corps, notre cœur et notre sentiment de valeur. Et qui finit par miner notre vitalité et notre capacité à ressentir un bonheur simple, spontané, « sans raison ».
Le paradoxe : vouloir paraître heureux nous éloigne du vrai bonheur
En cherchant à maintenir l’image que « tout va bien », on crée une tension qui nous éloigne non seulement de notre vérité intérieure, mais aussi de la reconnaissance de notre parcours de vie et de notre résilience.
Parce que le bonheur est aussi la résultante d’un chemin – de décisions et de choix qui, souvent, demandent un dépassement de soi.
Le bonheur exige de traverser nos peurs
Le choix de faire confiance et de suivre ses rêves malgré la peur.
Le choix d’aller vers l’autre et d’ouvrir son cœur plutôt que de rester dans ses défensives.
Le choix de se montrer dans sa vulnérabilité, au risque d’être incompris·e.
On dit souvent qu’on ne peut faire preuve de courage qu’en étant capable de ressentir ses peurs. C’est aussi pourquoi ce « chemin vers le bonheur » ne peut se vivre que dans la vérité de ce que l’on ressent à chaque instant.
Le droit au bonheur : accueillir toutes les parties de soi
Quand on ne s’est pas senti accueilli·e dans toutes les parties de soi, des plus souffrantes aux plus joyeuses, on a besoin d’apprendre à se donner le droit d’être soi.
Le droit de ressentir ce qui nous traverse.
Le droit de faire des erreurs.
Le droit de décevoir.
Le droit de ne pas toujours être à son meilleur.
Tout autant que le droit d’être dans la joie et la spontanéité.
Le droit à son extravagance.
Le droit à sa sensibilité.
Le droit à sa différence.
On a appris très tôt à catégoriser, à l’intérieur de soi, ce qui est acceptable ou pas. De ce fait, c’est comme si on n’habitait que dans certaines pièces de sa maison, en laissant les autres fermées à clé ou à l’abandon. Un autre chemin serait-il possible…?
La réconciliation intérieure : une clé vers le bonheur authentique
La plus grande clé ne serait-elle pas d’avoir assez d’amour de soi pour accueillir et réconcilier toutes les parties de soi?
D’aller à la rencontre de ce qui est irrésolu avec une attitude bienveillante, plutôt que de rester dans le jugement et le déni?
Et si c’était cette réconciliation intérieure qui nous rendait vivants, vrais et qui ouvrait la voie au bonheur authentique?
Conclusion : et si le bonheur commençait par l’acceptation de soi?
Je vous invite à vous poser une question :
Qu’est-ce que je n’ose pas montrer de moi… et qui pourtant, aurait besoin d’être accueilli avec amour et bienveillance?
Peut-être que c’est là que commence le vrai bonheur.
Dans cet acte simple de se reconnaître, de se rencontrer, et d’offrir un espace d’accueil à ce qui vit en soi.
Tout en reconnaissant que c’est un processus individuel qui se bâtit pas à pas. Par l’accueil de son histoire et de ses blessures. Par la transformation de ses croyances. Par des remises en question courageuses qui nous demandent souvent de « déconstruire » ce qui était bien sécurisant – mais qui finit par étouffer notre élan de vie.
En surtout, en reconnaissant l’importance de fabriquer notre propre recette du bonheur. Fondée sur nos valeurs, nos besoins et nos aspirations profondes. Pas celles de notre famille. Pas celles de nos voisins. Ni celles de nos amis.
En donnant de la valeur à ce qui fait sens pour soi.
À venir… Créez votre propre « feuille de route du bonheur »
Et si accueillir son ombre et sa vulnérabilité n’était que la première étape?
Dans mon prochain article, je vous partagerai la suite de ce chemin : comment nourrir votre lumière, votre joie profonde et vos élans créatifs (et créateurs!) pour créer votre « feuille de route du bonheur » – dans vos propres termes.
En attendant, une petite piste toute simple : dans mon monde, notre lumière est cette partie de nous qui est pure créativité. Sans attente. Sans performance. La joie qui monte des profondeurs. Collée au moment présent et à ce qui « goûte bon ».
Alors, si vous avez l’impression d’avoir perdu votre boussole intérieure, ou que vous sentez le besoin de rallumer votre joie et votre élan de vie, commencez par suivre le fil de ce qui vous fait du bien. De ce qui vous donne le sourire. Le fil de vos envies.
Souvent, les envies sont la première chose que l’on met de côté en se disant : « plus tard, quand j’aurai le temps ».
Et si vous aviez le temps, maintenant?
De quoi auriez-vous envie?
Vous pourriez-être surpris·e de la simplicité de ce qui monte pour vous…
Au plaisir de vous retrouver très bientôt. Et si vous sentez le besoin de cheminer dans cet accueil de vous-même, je serai ravie de vous accompagner. Vous pouvez réserver votre appel gratuit en cliquant ici.
D’ici là, prenez soin de vous 🙂
Virginie
par Virginie Hentzienne | La relation à son corps
La question des limites est un enjeu souvent mis en lumière dans notre relation aux autres. Pourtant, c’est un enjeu que l’on vit d’abord et avant tout avec soi. Dans la relation à ses besoins, à sa sensibilité, à ses valeurs et à l’importance que l’on accorde à qui l’on est dans sa nature profonde et à ce qui nous fait nous sentir en accord avec nous-mêmes.
Souvent, quand l’écoute et le respect de ses besoins s’apprend tard dans la vie, on peut vivre de la confusion quand il s’agit de reconnaître et de respecter ses limites. Quand c’est le cas, le mot « limites » fait très rarement partie de notre vocabulaire. Et l’on peut avoir tendance à prendre nos limites pour de la complaisance, voire de la faiblesse, et à tenir en haute estime le fait de « dépasser ses limites ».
De fait, la ligne peut être très mince entre ce que l’on prend pour une limite et… une peur! Alors, comment différencier ce qui est un besoin, une peur, de la complaisance envers soi ou une sortie de sa zone de confort qui nous amène à grandir et à nous aligner encore plus sur notre nature profonde? Regardons tout cela ensemble…
Respecter ses limites en étant à l’écoute de ses besoins
Pour commencer, connaissez-vous vos besoins? Je sais, cela peut vous paraître redondant, je vous en parle dans pratiquement tous mes articles 🙂 Mais le fait est que c’est la base de tout. Et si vous soupirez en vous disant « encore les besoins! » ou que vous écarquillez les yeux tout ronds, il y a de bonnes chances que ce soit là où vous vous perdiez face à l’autre, et face à vous-mêmes.
Bien connaître vos besoins, sur tous les plans (voir l’article Bien connaître ses besoins pour augmenter sa vitalité) et surtout, vous autoriser à avoir des besoins, est la première pierre à poser à votre édifice d’une solide estime de vous. Et d’une relation saine à vos limites.
Il peut y avoir des domaines où cela ne vous pose aucun problème de respecter et de faire valoir vos besoins (par exemple, votre besoin de faire de l’exercice et de prendre soin de vous au niveau physique), mais où cela devient tout un défi dans d’autres domaines (par exemple, vos besoins affectifs de connexion et de vous sentir entendu.e ou important.e aux yeux de l’autre).
Souvent, la reconnaissance de nos besoins s’arrête là où… nous avons du mal à nous recevoir nous-mêmes dans un espace plus sensible et vulnérable. Et c’est cet espace-là, tant qu’il n’est pas assumé et valorisé, qui nous met souvent en confusion quand il s’agit de répondre à nos besoins et, par voie de conséquence, de respecter nos limites et de les assumer face aux autres.
Respecter ses limites en donnant de l’importance à ce que l’on ressent
Cet espace jugé « vulnérable » est paradoxalement ce qui vous permet de connecter authentiquement avec les autres et de vous sentir en lien.
Car dans cet espace, vous est connecté à votre ressenti. Ce qui « goûte bon » ou au contraire, ce qui vous rend mal à l’aise. Ce qui vous donne le sourire aux lèvres et vous remplit d’énergie ou au contraire, ce qui vous noue la gorge et le ventre et vous donne envie de fuir certaines situations ou certaines personnes.
Votre corps va vous indiquer ce qui est aligné avec vous, ou pas. Vous pouvez compter sur lui pour vous donner l’heure juste, là où vous êtes. Je dis cela, car même face à notre corps, tant que l’on n’a pas appris à respecter ses messages comme l’expression de notre vérité intérieure à un moment t, le risque est de vouloir passer en force sans entendre ni chercher à comprendre le message qu’il envoie.
Car oui, parfois ce sont des peurs qui s’expriment. Et ces peurs ont besoin d’être entendues pour départager ce qui appartient à une réalité imaginaire que vous formez dans votre tête, et ce qui correspond à des limites réelles, car vous n’êtes pas en accord avec des besoins et des valeurs qui font partie de qui vous êtes dans votre nature profonde.
Comment départager besoins, peurs et limites?
Identifier vos peurs est un incontournable. Car lorsque l’on juge ses limites et que l’on se dit à soi-même que nos limites sont là pour être dépassées, souvent, ce qui se cache derrière tout ça… c’est la peur de ne pas être accueilli.e et accepté.e tel que l’on est et la peur, en réalité, du jugement de l’autre.
Dans ce cas, ne pas respecter ses limites revient à se faire violence.
À entretenir le cycle de déconnexion avec soi en remettant le sens de sa valeur dans les mains d’un autre. Souvent, une personne dont l’amour et l’estime nous sont précieux. Tellement précieux que l’on va soi-même remettre en question tout geste ou comportement susceptible de nous faire perdre ce lien qui, pour le coup, est un besoin vital …Mais qui est un signe tout aussi précieux qu’il est temps de se donner à soi cette reconnaissance et cette valeur dont on a tant besoin.
Respecter vos limites devient alors une affirmation positive de vous-même, de votre valeur et de qui vous êtes profondément. Quel que soit l’endroit à l’intérieur de vous où vous vous trouvez. Dans le respect de votre histoire, de vos blessures, des zones sensibles peut-être pas encore tout à fait cicatrisées qui vous font dire : c’est là où je suis et, aujourd’hui, je ne peux pas aller au-delà.
Et oui, cela demande parfois (souvent 😉 ) de l’humilité. Mais surtout, surtout, une grosse dose d’amour de soi et de compassion pour cette partie de vous qui en a tant besoin. Et paradoxalement, c’est cette empathie et cette compassion envers vous-même qui peuvent bien être la porte d’entrée à la transformation de ces fameuses « limites ».
Quand est-ce que « dépasser vos limites » soutient réellement votre croissance?
Quand justement, vos limites sont conditionnelles au regard de l’autre et que vous décidez de passer à travers votre peur du jugement pour rester fidèle à vos valeurs et à vos besoins. Cela implique aussi d’éclaircir ce qui vous fait peur et de démasquer les croyances et les discours intérieurs qui vous sabotent et vous retiennent sur place alors que vous avez l’élan d’explorer de nouveaux horizons, d’essayer de nouvelles choses et de prendre des risques qui vous feront grandir.
La question à vous poser pour distinguer ce qui relève d’une peur ou d’un réel élan est souvent toute simple : est-ce que ça me fait réellement envie? 🙂
Là encore, écouter votre corps peut être une très bonne piste. Est-ce que, spontanément, il y a de l’excitation, de l’enthousiasme, un goût d’aventure et de changement qui suscite de la curiosité et une « envie d’essayer »? Ou est-ce que la peur et la contraction prennent toute la place et créent des tensions et des rigidités à l’intérieur de vous?
Dans ce cas, cela pourrait être une bonne idée d’explorer ce qui en vous résiste, pour examiner s’il n’y aurait pas des besoins qui pour vous, sont incontournables, mais auxquels vous n’accordez pas suffisamment d’importance.
Pour conclure
Trouver le juste équilibre pour respecter ses limites suppose une bonne connaissance de soi : de ses besoins, de ses peurs et de ses valeurs de vie. Apprendre à savoir ce qui est essentiel pour vous, ce qui vous fait du bien, ou au contraire, ce qui vous contracte et tire votre énergie vers le bas vous donnera un bon point de départ pour rester fidèle à vous-même. Et cela vous permettra de poser vos limites avec authenticité, dans la fierté de vous-même, sans culpabiliser et en laissant à l’autre la responsabilité de ce qui lui appartient.
Vous faites face actuellement à une situation où vous vous demandez si vous devez respecter vos limites ou les dépasser?
Demandez-vous :
- Spontanément, dans mon corps, qu’est-ce que cela me fait vivre?
- Est-ce que je crains le regard ou la réaction d’une autre personne face à ce que je ressens? Si oui, de quoi j’ai peur?
- Suis-je en train de me juger ou est-ce que je m’accueille avec bienveillance dans ce que je considère comme « mes limites »?
Si vous avez besoin d’aller plus loin, je suis à vos côtés 🙂 N’hésitez pas à réserver un appel pour que l’on en discute.
Très bonne continuation à vous, dans le respect de votre nature profonde.
par Virginie Hentzienne | La relation à sa créativité
Nous voici aux premiers jours d’une nouvelle année, avec toute la promesse de renouveau d’un nouveau cycle. Et cette symbolique est particulièrement vraie pour janvier, un mois où l’on prend souvent soin de fixer des intentions et des objectifs dans l’action et l’enthousiasme d’un nouveau départ.
Parfois, la voie est toute tracée et ces objectifs sont réellement alignés avec notre être intérieur et ce que l’on a réellement envie – et besoin – de vivre.
Et parfois, et bien ces objectifs peuvent être bien beaux et motivants sur papier, mais on se retrouve plusieurs semaines plus tard à se rendre compte qu’on a procrastiné, qu’on est déjà fatigués des efforts qu’on s’astreint à faire pour les mener à bien… ou que la vie nous a mis des bâtons dans les roues. Et que ces intentions ou ces objectifs sont restés exactement là où ils ont été créés. Sur papier.
Le changement passe par l’action et on a tous l’élan de nous recréer dans la plus belle version de nous-mêmes. De nourrir notre bien-être, de réaliser des projets qui nous tiennent à cœur et de semer des graines qui vont soutenir notre croissance et notre épanouissement tout au long de l’année.
Seulement, la question est : à partir de quel espace, à l’intérieur de vous, définissez-vous vos intentions et vos objectifs et surtout, à quels besoins et désirs répondent-ils?
Est-ce qu’ils naissent d’élans profonds alignés sur des besoins et des désirs réellement en accord avec votre vérité intérieure, ou est-ce que ces aspirations sont en fait des frustrations déguisées ou des objectifs qui répondent à 10 000 critères parfaitement légitimes, mais qui en fait, laissent votre cœur et votre âme exsangues?
Faire le point sur ses besoins et ses valeurs pour fixer ses objectifs
La première étape est évidemment de savoir pourquoi ces objectifs et intentions sont si importants pour vous, et d’aller au fond du sujet :
À savoir, à quels besoins de fond répondent-ils pour vous? Et quelles sont les valeurs qui les soutiennent? (voir l’article Bien connaître ses besoins pour augmenter sa vitalité)
Car au final, ce sont ces besoins et ces valeurs qui seront votre réel moteur pour atteindre vos objectifs. Surtout quand la route deviendra plus ardue et que la persévérance sera de mise face aux défis que vous rencontrerez en chemin. Car il y en aura. La vie nous prend souvent au mot sur ce que l’on dit vouloir atteindre en mettant à l’épreuve notre détermination et en nous « aidant » à clarifier quelles sont nos réelles intentions 😉
Faire le point sur vos besoins et vos valeurs derrière vos objectifs vous aidera également à rester ouvert à d’autres façons d’atteindre vos objectifs que celles que vous aviez prévues. Voire à accepter avec plus de souplesse d’éventuels revers en vous permettant de rester créatif pour répondre à vos besoins et nourrir votre sentiment d’accomplissement d’une autre façon.
Se fixer des objectifs : piège ou moteur du sentiment d’accomplissement
Car oui, voilà bien un enjeu caché derrière la liste d’objectifs que l’on peut se fixer : le sentiment d’accomplissement. Quand ce n’est pas le sentiment de valeur personnelle.
Et c’est là où la question devient plus délicate. Surtout quand le fondement de notre valeur personnelle est dans un équilibre précaire entre « l’être » et le « faire », c’est-à-dire, est-ce que je me définis par « qui je suis » ou par « ce que je fais ».
Quand c’est la deuxième option, les objectifs peuvent devenir des dictateurs intransigeants. Nous poussant à l’épuisement et à une perte totale de connexion avec soi, nos besoins et les éventuels ajustements que nous pourrions avoir besoin de faire en raison des aléas de la vie.
L’échec d’un objectif, dans les conditions ou les délais prévus, peut alors être vécu comme un véritable drame. Et c’est là où, une fois encore, être bien au clair sur vos besoins et les valeurs qui sous-tendent cet objectif – c’est-à-dire les valeurs de votre « être intérieur » – pourra vous aider à mettre les choses en perspective et à reprendre les rênes de votre pouvoir personnel, de votre sentiment de valeur et de votre créativité.
Fixer ses objectifs en écoutant son cœur et son corps
C’est ce que j’appelle : suivre la voie du Féminin en soi. C’est-à-dire, écouter l’intelligence de son corps et de son cœur, l’intelligence irrationnelle faite de toutes ses sensations, émotions, intuitions et ressentis et qui est en lien direct avec les réels besoins et désirs que l’on porte en soi.
Pas nécessairement ceux de votre personnalité qui veut répondre à des critères ou attentes extérieurs. Mais ceux de votre sensibilité profonde.
Et cette intelligence-là n’est souvent pas la voix la plus forte qui se fait entendre. Au contraire, elle peut se faire discrète, voire inaudible tant que l’on ne fait pas l’effort d’aller à sa rencontre et d’entrer à l’écoute de son intériorité. Mais elle nous parle par des signes qui ne trompent pas dont, en première ligne, les messages du corps et notre état émotionnel.
Ralentir pour mieux ressentir
Une des pistes à explorer pour se fixer des objectifs qui répondent à ce que l’on désire profondément, est de se demander : comment ai-je envie de me sentir? Dans mon corps, mon cœur et mon esprit, comment ai-je envie de me sentir et qu’est-ce que j’ai envie de nourrir à l’intérieur de moi?
Entrer à l’écoute de son monde intérieur et de ses messages, et surtout rester aligné avec ce qui résonne comme « vrai » pour soi demande de… ralentir. Ralentir pour entendre sa voix à soi, ralentir pour faire le point et se réaligner sur ses besoins (qui peuvent changer et évoluer au fil des mois) et surtout, ralentir pour ressentir, par tous nos canaux de perception et notre intelligence globale, ce qui est vraiment aligné avec ce qu’on a envie de vivre.
Cultiver la connexion 5G avec votre voix intérieure
Alors, pour terminer, je vous inviterai à regarder comment vous cultivez le lien avec vous-même. Comment vous faites pour vous « remettre au point zéro », un espace où vous entrez réellement en connexion avec votre voix intérieure, votre ressenti, vos intuitions.
Cela peut prendre différentes formes, comme vous ressourcer en nature, écrire, chanter ou exprimer votre créativité, prendre soin de votre corps, vous tenir à jour sur vos émotions ou choisir des environnements ou des personnes qui vous aident à clarifier ce qui se passe en vous et où vous pouvez laisser parler votre sensibilité profonde.
Quelle que soit votre façon de cultiver la connexion à vous-même, c’est à partir de cet espace, dans une vraie intention de vous ouvrir aux messages de votre sagesse intérieure, que je vous souhaite de fixer vos intentions et vos objectifs. Gages d’équilibre, de bien-être et de réel épanouissement pour vous.
Je reste à votre disposition pour vous accompagner sur le chemin.
Et si vous souhaitez expérimenter l’écoute de votre monde intérieur par la voie du corps, je vous invite à télécharger la méditation Conscience du corps.
Je vous souhaite une bonne écoute 🙂
Image : Régénérescence par Virginie Hentzienne. www.virginiestudios.com
par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Le jugement est souvent la première réaction naturelle, voire instinctive, face à une situation qui nous crée un malaise ou nous fait vivre des émotions douloureuses.
Dans tout l’arsenal des défensives que l’on utilise pour se protéger d’émotions douloureuses, le jugement arrive en tête de liste! Personne n’y échappe. Et même avec la meilleure volonté et les meilleures intentions, il est un compagnon de voyage qui nous colle à la peau et qui s’immisce dans nos pensées et nos réactions sans même que nous nous en rendions compte.
C’est aussi la raison pour laquelle le jugement est un incroyable allié dans la connaissance de soi. Car si vous vous surprenez en train de juger, et que vous prenez le temps de vous y arrêter, vous pourrez recueillir beaucoup d’informations sur des aspects de vous que peut-être, vous avez du mal à reconnaître ou à accepter, ou sur des besoins non comblés qui pourraient vous apporter beaucoup de paix intérieure si vous preniez le temps de vous en occuper.
Besoin d’une feuille de route? Voici un petit guide pour utiliser vos jugements comme des alliés de connaissance de soi :
1. Qu’est-ce que je juge?
C’est la première question toute simple à vous poser. En gros : qu’est-ce qui vous dérange?
Ne vous censurez pas. C’est un exercice de vous à vous. Alors, plus vous serez honnête avec vous-même (même si ce n’est pas « politiquement correct »), plus vous en tirerez de profit.
Observez ou mettez par écrit tout ce qui vous fait réagir. À cette étape-là, même si vos émotions peuvent être intenses et enflammées, le jugement contre une personne ou une situation donnée indique que c’est votre mental qui est aux commandes.
Par le jugement, on rationalise, on intellectualise et on justifie. Notre regard et toute notre attention sont tournés vers l’extérieur de soi et ce qui nous semble « pas correct » ou inacceptable.
2. Qu’est-ce que je ressens?
Il est maintenant temps d’entrer un peu plus profondément à l’intérieur de vous et de contacter votre ressenti.
Au-delà des jugements de valeur et des critiques, qu’est-ce que vous ressentez vraiment?
Car en bon gardien de ce qui est plus vulnérable en vous, le mental peut vous garder loooongtemps prisonnier de « l’autre » – de ce que « l’autre » dit, pense ou fait. Ici, le but n’est pas d’exonérer l’autre de ses responsabilités. Les raisons d’être choqué, blessé ou offensé peuvent être clairement légitimes.
Le problème est qu’en restant à cette étape, en restant tourné sur l’autre, on a peu de chance d’arriver à s’apaiser ou de trouver l’issue d’un éventuel conflit. Alors ce que je vous propose, c’est de commence à entrer à l’intérieur de vous et de tourner le regard vers vous.
Qu’est-ce que cette situation vous fait vivre?
En cas de gros déclencheur, je vous recommande vivement de vivre cette étape avec une personne de confiance qui vous aidera à accueillir vos émotions sans parti pris et qui vous apportera tout le soutien et l’empathie nécessaire.
Car c’est à ce stade qu’il vous est demandé, dans la prise en charge de votre vécu, d’accueillir votre vulnérabilité profonde et les émotions douloureuses qui peuvent être plus difficiles à accueillir seul.e (voir l’article « Accueillir sa vulnérabilité : un pilier de l’estime de soi »).
Car bien que la « faute » ou la situation servant de déclencheur puissent très légitimement être attribuées à l’extérieur, il est essentiel de garder à l’esprit que si vous jugez et vous sentez blessé et dans un vécu douloureux, en ce moment, ce n’est pas l’autre qui a un problème et qui souffre, c’est vous.
En acceptant de ressentir l’émotion qui se cache derrière la pensée jugeante, vous vous occupez réellement de vous et vous engagez sur la voie de l’apaisement.
3. Est-ce que ce que je juge chez l’autre, est quelque chose que je ne me permets pas ou que je n’accepte pas de moi?
Par effet miroir, il n’est pas rare que ce que l’on juge ou critique chez l’autre reflète une partie de soi que l’on n’accepte pas, que l’on ne reconnaît pas ou qu’on ne se permet pas de vivre soi-même.
Telle personne prend « toujours » toute la place et ne laisse pas les autres parler? Demandez-vous dans quelle mesure vous vous permettez de prendre votre place et d’exprimer librement ce que vous pensez ou ce que vous ressentez.
Telle autre ne fait « jamais » les choses de façon satisfaisante et le travail est toujours à refaire? Questionnez-vous sur vos propres exigences sur vous-même : sont-elles réalistes et vous donnez-vous le droit à l’erreur, ou êtes-vous intraitable envers vous-même et souffrez-vous en secret des exigences drastiques que vous vous imposez?
4. Quel est mon besoin?
Comme on l’a vu, le jugement est l’indicateur d’un mal-être que l’on vit en lien avec un besoin non satisfait.
Dans mon dernier article (« Bien connaître ses besoins pour augmenter sa vitalité »), vous avez eu un aperçu des besoins que l’on peut avoir dans différentes sphères de sa vie. Maintenant, de quel besoin inassouvi votre jugement vous parle-t-il par rapport à une personne, ou dans votre relation à vous-même?
Sachez que plus votre réaction sera intense, plus cela vous renseignera sur un besoin essentiel qui n’est pas comblé et qui, peut-être, trouve sa source complètement ailleurs que dans la situation que vous jugez, mais qui est révélé par cette situation, dans l’ici et maintenant.
Pour conclure : et si l’on passait à la pratique?
Pour voir comment appliquer cela concrètement dans votre vie, je vous propose un petit exercice :
Y a-t-il en ce moment, une situation ou une personne que vous jugez?
Passez maintenant en revue :
- Qu’est-ce que vous jugez?
- Que ressentez-vous vraiment au fond de vous?
- En quoi cela vous parle-t-il de vous, de vos valeurs, de vos limites, ou d’un besoin auquel vous ne répondez pas et qui est en souffrance?
- Quel serait votre besoin dans cette situation ou face à cette personne?
- Comment pourriez-vous vous occuper de ce besoin?
Tourner le regard vers soi et revenir à vous, votre sensibilité et vos besoins, est ce qui vous permettra de trouver la voie de l’apaisement, ou de faire appel à une plus grande créativité pour passer à l’action et changer une situation qui demande à être changée.
Le jugement devient alors un signal d’alarme pour vous occuper de vous et se transforme en moteur de changement, d’action, d’accueil de votre sensibilité et d’acceptation de vous.
Vous vivez un conflit en relation et avez besoin d’aide pour retrouver votre sérénité intérieure? Je me tiens à votre disposition pour vous aider à prendre soin de vous et retrouver le fil de vos besoins.
D’ici là, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce qui a résonné pour vous 🙂
par Virginie Hentzienne | La relation à son corps
La vitalité : j’adore ce mot! Car lorsque la santé ne représente pas une préoccupation majeure, ce qui assure notre qualité de vie et notre état de bien-être est justement cette capacité à se sentir, non seulement « en santé », mais « en vitalité ».
La vitalité constitue au final le plus grand marqueur de bien-être – à la fois physique, mental, émotionnel, créatif et spirituel. L’indicateur que l’on est « sur son X », aligné.e sur son élan de vie et la prise en charge de ses besoins.
La vitalité découle de la capacité à répondre à ses besoins
La vitalité est étroitement associée au fait d’être capable de connaître et de répondre à ses besoins. Pourtant, il n’est pas toujours évident de bien connaître ses besoins. Si je vous demandais de me dire si vous connaissez vos besoins, en toute honnêteté, que me répondriez-vous?
Vous êtes-vous déjà arrêté.e pour faire le point sur ce qui vous nourrit, vous stimule, vous donne de l’énergie, et à l’inverse, ce qui vous épuise et vous crée de la frustration, un manque de satisfaction et de bien-être intérieur?
Ce n’est pas forcément un exercice que l’on est habitué de faire, car l’on n’est généralement pas habitué à tourner le regard vers soi et à donner la priorité à comment on se sent. On s’habitue malheureusement vite à des situations pas franchement satisfaisantes, mais que l’on prend pour acquises au détriment d’un bien-être réel en accord avec nos besoins.
Connaissez-vous vos besoins?
Dans bien des cas, les besoins, au-delà des besoins fondamentaux de survie, sont souvent négligés car… nous ne les connaissons pas! Les besoins physiques sont souvent plus faciles à reconnaître, car ils sont plus visibles. Notre corps nous envoie des signaux incontournables quand on n’y répond pas et ils sont plus perceptibles.
Mais les besoins vont bien au-delà des besoins physiques! Ils se déclinent dans toutes les sphères de notre vie :
- au niveau affectif (besoin d’amour, de soutien, d’écoute, de respect….);
- au niveau relationnel (besoin de partage, d’être en lien avec les autres, de se sentir vu, entendu, compris…);
- au niveau intellectuel (besoin d’apprentissage, de stimulation, de compréhension…);
- au niveau créatif (besoin d’expression de soi, de fantaisie, d’inventivité, de jeu…); et
- au niveau spirituel (tous les besoins « de l’être » que sont les besoins de paix, d’harmonie, de confiance, etc.).
Un manque de vitalité indique souvent une « fuite » à l’un de ces niveaux d’expression de soi. Pourtant, il n’est pas toujours évident de reconnaître à quel besoin l’on ne répond pas.
Alors comment faire?
Apprenez à écouter votre corps pour découvrir quels sont vos besoins
Vous pouvez compter sur votre corps pour vous donner l’heure juste.
Bien sûr, il vous dira si physiquement, vous répondez à vos besoins. Mais il vous indiquera aussi si d’autres besoins essentiels ne sont pas comblés dans d’autres sphères de votre vie. Votre vitalité, votre niveau d’énergie et de bien-être dans votre corps s’en trouveront affectés si de grands besoins sont en lacune.
Car le corps porte vos émotions.
Ainsi, il est une porte d’entrée pour vous amener à reconnaître des émotions auxquelles vous ne portez peut-être pas attention, et qui vous renseignent sur des besoins non comblés.
Suivez la piste de vos émotions pour mieux répondre à vos besoins
Les émotions sont LE GPS qui vous indiquent si vous répondez ou non, à des besoins essentiels pour vous.
Les émotions demandent ainsi une qualité de présence et d’observation de soi. Il est facile de passer sous silence ses émotions et de banaliser comment on se sent. Pourtant, apprendre à identifier vos émotions vous renseignera sur votre état intérieur et vous mènera sur la piste de vos besoins.
Toutefois, même si je vous ai donné quelques exemples dans de grandes catégories ci-dessus, les besoins peuvent être très subtils et se décliner de bien des façons, et de manière bien spécifique, par rapport à vos circonstances de vie. Parfois, ces besoins sont évidents, et parfois ils le sont moins. Cela peut demander d’aller approfondir votre vécu et de plonger dans votre ressenti pour découvrir quels besoins appellent en profondeur à être comblés.
Une aide extérieure peut s’avérer nécessaire pour identifier précisément nos besoins, car aller à la rencontre de ses besoins et y répondre nous amène souvent à devoir franchir toutes sortes d’obstacles.
Qu’est-ce qui vous empêche de répondre à vos besoins?
Notre capacité à y répondre est ainsi étroitement liée à notre sentiment de valeur personnelle et au droit que l’on se donne à faire telle ou telle chose… à la peur de déplaire et de s’attirer des critiques, en particulier quand nos besoins vont à l’encontre des attentes des autres (ou des attentes que l’on imagine que les autres ont envers soi)… et enfin, notre capacité à répondre à nos besoins est aussi très liée aux croyances que l’on a sur le fait de prendre soin de soi et d’agir pour soi.
Je pense à toutes celles et ceux qui ont l’habitude d’être le pilier de famille ou qui ont un sens du devoir et des responsabilités exacerbé. En d’autres mots, cela peut prendre la forme d’un dialogue intérieur qui ressemble à :
je suis égoïste si____________ (remplissez le vide).
Et cela peut aller de « si j’ose prendre une heure pour moi pour faire cette sieste dont j’ai vraiment besoin » à « si j’ose partir seule.e pour ce voyage à l’autre bout du monde qui est mon rêve de vie ».
Répondre à ses besoins demande donc une bonne connaissance de soi et aussi, une bonne dose d’amour de soi pour donner de l’importance à ce qui est vraiment important pour soi et qui soutient notre pulsion de vie.
Parlant de pulsion de vie…
L’ingrédient ultime pour cultiver sa vitalité
Il existe à mon sens un ingrédient ultime pour soutenir sa vitalité, et cet ingrédient, c’est la joie. Et quand je parle de joie, je ne parle pas d’être dans un état de surexcitation constante ou de positivisme toute la journée!
Je parle de la capacité à nourrir la partie de soi qui nous met dans un profond état de contentement, de bien-être, de connexion et de ressourcement intérieur.
Et oui! la joie est aussi cet ingrédient qui amène un sourire à l’intérieur de soi, car elle est liée à la vie même, ce qui nous fait nous sentir vivant.
La joie nous fait passer de la survie à la vie.
Elle nous connecte à notre créativité, renforce notre résilience et nous donne un profond sentiment de connexion, à soi et à son être profond d’abord, et par effet de ricochet, aux autres et au monde qui nous entoure.
C’est pourquoi nourrir ce qui nous met en joie peut nous aider à traverser même les périodes de vie les plus difficiles. Et à l’inverse, laisser en friche ce qui nous apporte de la joie et nourrit notre être intérieur peut créer un profond mal-être « incompréhensible » alors qu’on a l’impression que nous ne manquons de rien dans notre vie.
Qu’est-ce qui nourrit votre joie?
Pour certains, ce sera peut-être de suivre (enfin!) ce cours de danse qui illuminera votre semaine et stimulera votre créativité, pour d’autres, ce sera d’aller marcher en nature et de revenir avec une énergie qui vous apaise et vous solidifie, ou pour d’autres encore, d’accorder plus de temps à votre vie sociale, de rire et de vivre de la légèreté!
Alors que j’écris ces lignes, je me dis que c’est peut-être au final le besoin le plus important, ou le plus accessible, en termes de qualité de vie. En tous cas, une chasse au trésor qui peut vous amener beaucoup de vitalité.
Observer ce qui nous met en joie est un bon moyen de partir à la découverte de ses besoins 😉
Pour finir, quelques pistes pour augmenter sa vitalité
Maintenant, à vous la parole : si vous deviez noter votre niveau de vitalité de 1 à 10, spontanément, à quel niveau vous situeriez-vous?
Dans quels domaines de votre vie et catégorie de besoins vous sentez-vous en manque d’alignement – au niveau physique, affectif, intellectuel, créatif, spirituel?
Et enfin, savez-vous ce qui nourrit profondément votre joie, et comment vous occupez-vous de ce besoin?
Si vous désirez avoir des pistes pour développer l’observation et l’écoute de vous et de vos besoins, je vous invite à télécharger le rituel Connexion à soi ou la Méditation Conscience du corps.
Et si vous rencontrez des difficultés qui font profondément obstacle à votre bien-être et votre qualité de vie, réservez votre appel découverte. Je me tiens à votre disposition pour en discuter avec vous.
N’hésitez pas à me laisser en commentaire ce qui a résonné pour vous!
par Virginie Hentzienne | La relation à son cœur
Quand on pense à l’estime de soi, on a le plus souvent en tête la capacité à reconnaître sa valeur par les qualités que l’on porte, la capacité à agir et à prendre position pour soi, à s’affirmer, à respecter ses limites et à les faire respecter.
Pourtant, tout cela n’a que peu de sens sans un autre aspect essentiel. Qui est la capacité à aussi reconnaître et accueillir nos fragilités, accueillir sa vulnérabilité et les aspects les plus « tendres » de nous-mêmes.
Accueillir sa vulnérabilité pour exprimer son élan de vie
Pour beaucoup, nous pouvons avoir tendance à foncer tête baissée dans la vie sans prendre en compte nos limites.
À ne pas vouloir nous arrêter à nos insécurités, à nos zones sensibles, ou aux espaces non explorés de nous-mêmes. On croit que si l’on commence à se mettre à l’écoute de ce qui est plus fragile et vulnérable, on perdra notre force. On deviendra faible et impuissant face aux épreuves de la vie. On perdra notre motivation et notre élan à réaliser nos rêves et à agir pour soi.
Pourtant, exprimons-nous vraiment toute notre puissance et notre élan de vie si, pour agir et se sentir en maîtrise de sa vie, l’on doit occulter les aspects de soi les plus sensibles et vulnérables?
Le grand pouvoir d’accueillir sa vulnérabilité et d’être à son écoute
La vulnérabilité est devenue quasiment un gros mot. Synonyme de faiblesse et d’impuissance. Pourtant, paradoxalement, on se fragilise encore plus à mettre des « cuirasses » et des armures qui nous font traverser la vie en force, dans la suradaptation et le déni de nos besoins profonds.
Car l’une des grandes forces d’accueillir sa vulnérabilité est que nous devenons conscients des besoins essentiels à notre bien-être. Des besoins qui, s’ils ne sont pas reconnus et acceptés, ne font qu’entretenir la fracture entre notre être profond, collé à nos viscères et à notre réel élan de vie, et la partie de nous fonctionnelle, sociale et adaptative au monde qui nous entoure.
Accueillir sa vulnérabilité ou la renier : un choix qui a des conséquences
Quelles sont les conséquences de renier sa vulnérabilité? La première conséquence est que cela nous empêche de répondre à nos besoins affectifs et spirituels les plus fondamentaux.
Entre autres, ce que l’on a le plus besoin de recevoir des êtres les plus proches de soi : se sentir vu et entendu pour qui l’on est au plus profond de nous-mêmes. Dans ce qui habite notre âme, notre cœur et notre essence même. Soit nos joies, nos peurs, nos incertitudes, nos fragilités, notre vulnérabilité, notre spontanéité.
Pas ce que l’on cherche à montrer de soi. Mais ce que l’on est au plus profond de soi.
Tous les êtres vivants de cette planète ont la même quête et le même besoin, qui est le besoin d’amour! Et rien ne comble plus ce besoin d’amour que de se sentir accueilli et accepté dans les aspects de soi qui sont les plus jugés et marginalisés.
Marginalisés par la famille d’abord, souvent bien involontairement, et ensuite, marginalisés et jugés par soi-même avant toute autre personne. Et c’est ainsi que le cycle infernal du rejet/ peur du rejet / auto-rejet (ou autre blessure ou peur prépondérante) se perpétue sans fin. Dans une demande infinie que les autres nous offrent cette acceptation de soi et cette légitimité intérieure que, au final, nous sommes peu nombreux à nous donner vraiment.
Comment récupérer la puissance qui se cache derrière notre vulnérabilité?
Par le regard que l’on porte sur soi et la capacité à traiter avec douceur et amour nos dimensions intérieures blessées, fragilisées ou insécures. Soit notre capacité à faire preuve d’autocompassion.
Pas dans la complaisance ni la pitié. Mais dans l’acceptation bienveillante de soi. En reconnaissant les obstacles intérieurs et extérieurs au bien-être et à l’épanouissement que l’on recherche tant. En entrant à l’écoute des peurs qui nous paralysent. Et en rencontrant les blessures qui continuent à peser sur notre cœur ou qui stimulent nos cordes sensibles.
Avez-vous déjà fait l’expérience de l’espace qui s’ouvre en soi quand on se sent accueilli dans des émotions ou des aspects de soi que l’on juge « inacceptables »? On dépense souvent une énergie faramineuse à essayer de cacher aux autres ce que l’on n’accepte pas de soi. Ce que l’on renie de soi. À l’inverse, accueillir sa vulnérabilité libère une grande énergie créatrice et nous insuffle une grande liberté d’être. Tout ça par le simple fait d’être accepté, et de s’accepter, tel que l’on est.
Apprendre à développer un regard doux et non-jugeant sur soi est donc une clé fondamentale pour accueillir sa vulnérabilité. Car cela nous permet de récupérer une grande énergie de création de soi. Et de nourrir enfin – de soi à soi – le sentiment d’être vu et entendu.
La deuxième clé est d’utiliser cette attitude d’accueil et de compassion envers soi pour essayer de comprendre, discerner et identifier nos croyances ou le discours intérieur que l’on se tient face à notre vulnérabilité ou les parties de soi que l’on juge moins acceptables. Que juge-t-on? De quoi a-t-on peur? De quoi essayons-nous bec et ongles de nous protéger?
Souvent, les blessures de fond créent des croyances et un discours intérieur qui finissent par entretenir nos blessures (et les peurs qui vont avec!). Et cela nous amène au final à reproduire ce que l’on désire le plus ardemment transformer.
Pour conclure : accueillir sa vulnérabilité par l’autocompassion
Qu’en est-il de la relation à votre propre vulnérabilité? Qu’est-ce qui a le plus résonné plus pour vous?
Dans la relation que vous entretenez avec vous-même, et en particulier, vos limites et les aspects de vous plus « vulnérables », je souhaite vous proposer un nouveau chemin : celui d’apprendre à choisir la douceur et un discours intérieur soutenant et compréhensif.
Plutôt que d’avancer dans la force et le déni de vos peurs et de votre vulnérabilité, et si vous alliez à leur rencontre en choisissant la douceur et l’amour de soi?
C’est un chemin qui n’est pas le plus fréquenté, je l’admets. Et un repositionnement qui demande de la pratique et un changement de perception de soi. Pourtant, transformer votre regard intérieur vous permettra de faire de votre vulnérabilité une alliée. Et d’utiliser le pouvoir de la douceur au service de votre réalisation.
Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas, je serai ravie de vous accompagner sur ce chemin. D’ici là, un petit exercice si vous le désirez. La prochaine fois que vous vous observerez en train de vous juger ou de poser un regard sévère ou exigeant sur vous, demandez-vous comment vous pourriez vous prendre par la main, et choisir d’accepter une situation ou de passer à l’action dans la bienveillance et la douceur pour vous.
Accueillir sa vulnérabilité n’est souvent pas plus compliqué que ça. Il suffit souvent d’un petit geste ou d’une parole encourageante pour retrouver le chemin de l’amour de soi. Et avancer dans la vie avec une plus grande légèreté.
Pour explorer plus en profondeur la relation avec vous-même, réservez votre appel gratuit en cliquant ici.
Crédit photo : stellalevi